Les 6 décalages les plus courants entre les générations

Les 6 décalages les plus courants entre les générations

Quand les gens discutent à propos des générations, c’est souvent pour s’exprimer autour des différences notables de comportements entre les générations. Lors de mes interventions en entreprise, j’entends souvent des baby-boomers partager que les jeunes d’aujourd’hui sont moins travailleurs qu’eux-mêmes à leur âge. Ce n’est bien entendu que leur point de vue.

Les jeunes, quant à eux, répondent qu’ils ont une relation différente de leurs aînés par rapport au travail et qu’ils souhaitent plus de reconnaissance. Voyons quels sont les décalages les plus communs entre les générations.

La Technologie

C’est la différence la plus notable entre les jeunes et les anciennes générations. La génération Y sait en grande majorité se servir des nouvelles technologies. Cela fait partie de son monde depuis l’enfance. Le smartphone n’a plus de secret. Internet est utilisé quotidiennement. Ceci est encore plus marqué avec la génération Z. Je suis fasciné quand je vois ma nièce de 4 ans manipuler avec précision la tablette tactile de sa maman. Par ailleurs, observez avec quelle dextérité un adolescent tape ses messages sur son téléphone. La technologie a réellement façonné une nouvelle façon d’interagir entre les individus. En mieux ou en moins bien, je vous laisse juger.

En entreprise, il y a une fracture nette entre la génération des jeunes embauchés et celles des baby-boomers. Ces derniers n’ont découvert que tardivement les nouvelles technologies. Ils vivaient et travaillaient très bien avant toute l’armada technologique actuelle. C’est pourquoi il faut parfois du temps pour s’habituer à se servir des outils actuels. Ce n’est pas naturel pour eux. Certains ne comprennent d’ailleurs pas pourquoi les adolescents d’aujourd’hui restent scotchés à leur téléphone portable. Pour ces derniers, leur téléphone représente un lien avec le monde extérieur. Ils n’ont connu que cela depuis l’enfance, cela fait donc partie de leur monde.

Ce décalage technologique est une véritable opportunité pour qui veut la saisir. En entreprise, les jeunes peuvent former les plus anciens aux nouvelles technologies. Grâce au contrat de génération notamment.

La valeur travail

Demandez à un salarié proche de la retraite ce qu’il pense du travail des jeunes embauchés. Vous aurez droit à ce type de phrases : « Les jeunes embauchés, ils veulent le beurre et l’argent du beurre. Ils veulent toucher leur salaire mais travailler peu. C’est 35 heures et pas plus ! » « On ne sait pas combien de temps ils vont rester dans l’entreprise… » « Ils pensent d’abord à leurs vacances et aux loisirs avant le travail ! »

La valeur travail n’a plus la même signification pour les jeunes générations.

Le baby-boomer sait que c’est normal de travailler dur pour réussir dans la vie. Il sait se dévouer pour son travail. On peut noter l’influence de notre société de consommation. Elle nous matraque avec la publicité que l’on peut accéder au bonheur rapidement et simplement. Sans se fatiguer. Sans travailler. La télé-réalité en est l’exemple le plus frappant. Ses participants sont glorifiés alors qu’ils n’ont rien (ou presque) accompli pour ce monde. Notre société fait également l’éloge des loisirs. L’évasion. L’accès facile au plaisir. L’épanouissement personnel devient une quête quotidienne.

Dans ces conditions, la nouvelle génération (Y et Z) ne veut plus travailler juste pour le plaisir de travailler. Il doit y avoir un sens, une finalité. Par ailleurs, ayant vu ses parents se faire licencier au bout de tant d’années de loyauté envers leur entreprise, les jeunes ne veulent plus se donner corps et âme pour leur travail. Le travail devient alors un levier d’accomplissement personnel. Il sert avant tout comme outil d’expérimentation de la vie et de mise en pratique du bonheur.

La relation à l’autorité

Questionnez un manager qui a de la bouteille en management d’équipe, à propos de ce qu’il pense de la nouvelle génération d’embauchés, autrement dit les Y. Il vous dira qu’ils sont plus difficiles à encadrer et que son autorité est souvent remise en cause. A cet endroit est la différence notable de rapport à l’autorité. Les baby-boomers légitiment l’autorité de leur manager ou de leur patron car c’est justement lui le chef. Comme il a cette fonction, il est normal qu’il soit respecté et écouté.

Ce mode de pensée est étranger à la génération Y. Pour qu’un manager, encadrant ou même enseignant soit respecté, celui-ci doit démontrer qu’il a les compétences nécessaires à sa fonction. Sinon il sera remis en cause en continu. On est passé d’une autorité de fait à une autorité de compétences avec la génération Y.

Les digital natives veulent une organisation aplanie au niveau de la hiérarchie, car ils considèrent que chacun est l’égal de l’autre. Cela explique pourquoi un manager qui utilise trop souvent le style directif se casse les dents avec des collaborateurs de 20-30 ans. Le style participatif est plutôt recommandé au quotidien.

La notion du temps

Nous vivons dans un monde qui roule à la vitesse d’un TGV. Cela ne vous a pas échappé. Les temps sont raccourcis, les heures sont devenues précises. Dans l’Antiquité, les personnes estimaient être à l’heure quand elles arrivaient chez leur convive sous un délai de plus ou moins 3 jours.

Un rapport au temps différent selon les générations

Un rapport au temps différent selon les générations

A l’heure actuelle, une information peut faire le tour de la Terre instantanément avec Internet. Plus besoin d’attendre. Tout est accessible dans la seconde. La conséquence de cette immédiateté d’accès à l’information est l’impatience souvent observée des jeunes générations. Etant habitué à avoir un retour dans l’instant, leur comportement se met en adéquation avec cette attente. Un email doit être répondu dans l’heure ou dans la journée. Une demande faite à un manager doit avoir une réponse rapide. Un appareil électrique qui ne répond pas dans la seconde aux sollicitations doit être cassé. Autant de situations qui peuvent donner lieu à des situations cocasses…

Les générations plus anciennes regardent ébahies cet empressement. Elles savent que la graine met du temps à germer. Que l’arbre prend le temps de fleurir et donnera des fruits en temps voulu. Que tout arrive à point nommé à qui sait attendre.

L’accès à l’information

Etant jeune, je me souviens d’un repas de famille avec mes grands-parents. Nous n’étions pas sûrs de la définition d’un mot. Ma grand-mère se leva alors et alla en direction de la petite bibliothèque au fond du salon. Celle avec l’encyclopédie en dix volumes. Elle en tira un volume épais, pesant à lui seul au-moins deux kilogrammes ! Puis elle chercha la définition exacte en tournant soigneusement les pages de cet ouvrage précieux par le nombre de connaissances qu’il contenait. Au bout d’un court moment, elle trouva la définition qui nous mit tous d’accord.

Ce genre d’anecdote n’arrive plus de nos jours, hormis peut-être dans les grandes bibliothèques municipales. Nous n’avons plus besoin de stocker des encyclopédies sur des étagères entières. Internet, et notamment Wikipedia, les a remplacées. Nous sommes rentrés dans l’ère de l’information et de la connaissance. Une quantité quasi infinie de connaissances est disponible sur le Web à tout moment.

La génération Z et dans une moindre mesure la génération Y sont habitués à trouver toute l’information qu’elles souhaitent sur Internet. Alors pourquoi stocker ? Pourquoi faire des sauvegardes ? Ces générations n’ont pas le même rapport à l’information en comparaison des anciennes générations. En entreprise, elles ont l’habitude de travailler avec le réseau. Ainsi ses individus déposent couramment des documents en ligne et travaillent en ligne. Ils ont ainsi la croyance que le document sera toujours accessible puisqu’il est « en ligne ».

Cette attitude décontenance parfois les baby-boomers qui n’ont pas l’habitude de travailler en tout dématérialisé. Ces derniers aiment encore le contact du papier. Ils font plus confiance à ce qu’ils peuvent toucher, à ce qui peut se voir.

La langue anglaise

Il est de notoriété publique que les français maltraitent la langue anglaise ! Il faut dire que l’environnement offert à nos enfants ne les encourage pas à parler une langue étrangère : les émissions à la télévision et les films sont systématiquement traduits dans notre sacro-sainte langue française. Très peu sont disponibles en version originale sous-titrée. De plus le nombre d’heures d’anglais à l’école reste anecdotique…

Et pourtant, en proportion, la génération Y parle bien mieux l’anglais que ses aînés. Plusieurs raisons à cela :

  • Les échanges entre pays de type Erasmus se sont multipliés depuis 20 ans
  • Le monde s’est globalisé et bien plus de personnes travaillent maintenant dans une multinationale avec des collègues étrangers
  • L’international apporte de nombreuses opportunités de carrières pour les jeunes embauchés qui n’ont pas encore d’attaches familiales
  • Internet où la langue anglaise est très présente

Dans les grandes entreprises transnationales, il est courant d’avoir des collègues de l’autre bout du monde. La langue de travail est l’anglais. Il existe une fracture nette entre les baby-boomers et les jeunes embauchés. Ces derniers ont pour la plupart un niveau suffisant d’anglais des affaires. Alors que leurs aînés n’ont pratiquement jamais parlé anglais dans leur carrière. Et à présent, ils doivent s’y mettre ! Pas évident de reprendre des cours d’anglais 30 ans après avoir délaissé la langue…

La génération Z française, quant à elle, est dopée aux loisirs numériques avec les tablettes et autres smartphones connectés. L’anglais est souvent la langue rencontrée. Cette génération sera assurément plus à l’aise avec l’anglais quand elle arrivera en entreprise.

En conclusion

Il se peut que certains décalages cités dans cet article n’existent pas à vos yeux. Car vous connaissez des baby-boomers qui sont connectés en permanence à leur smartphone, comme les jeunes. Il est donc important que vous gardiez votre sens critique et que vous ne fassiez pas une généralité de ce que vous avez lu. On parle ici de grandes tendances. A ce propos, la génération Y et ses comportements sont souvent la partie émergée de l’iceberg.

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A propos de l'Auteur

Rémi Renouleau est Créateur de Cohésion Individuelle et Collective. Coach, thérapeute en formation et entrepreneur, il accompagne les personnes à déployer leur extraordinaire potentiel et les équipes à fonctionner en juste cohésion. Contactez-le

4 Commentaires

  1. Françoise dit :

    Jaune, blanc, rouge, bleu, turquoise, mauve, 6 couleurs, 6 décalages. Tu es un « bec à sucre », n’est-ce pas et les macarons sont très tendance ! Le plus difficile pour moi avec la génération Y est que leur dépendance à la technologie est tellement importante qu’on dirait qu’elle va leur apporter le bonheur…et qu’ils ne pensent qu’à avoir et faire. Gare au retour du bâton, mais nous (baby-boomer), on a aussi été que dans l’avoir et le faire avant de peut-être se rendre compte qu’être et ouvrir son cœur est indispensable. et apporte sérénité et autres choses très agréables.

    Je te souhaite un gros carton de macarons, je les fais au caramel au beurre salé, au chocolat, à la pistache et au citron. Si tu passes en Haute-Savoie, fais-moi signe, je t’en ferai, mais sans colorants.

    A bientôt.

    • Ton message m’a fait sourire Françoise ! Les macarons, cela donne envie, n’est-ce pas ? 🙂 Et si en plus tu les fais au caramel et au beurre salé… miam ! J’en prends volontiers.

      Par rapport à ce que tu décris de l’avoir et du faire des jeunes, je te rejoins. Je constate aussi que les jeunes sont beaucoup accros à tout un tas d’objets, technologiques ou non d’ailleurs. Pour moi, c’est l’influence néfaste de notre société de consommation qui a réussi depuis 20 ans, avec l’avénement de l’ère de l’information, à modifier les croyances dans les cerveaux des gens. Ceci en leur faisant croire que le bonheur sera atteint par le matérialisme. Et comme les jeunes générations sont plus influençables que les anciennes, les dégâts sont plus importants chez les jeunes. Quand je vois comment on glorifie les stars de la téléréalité, je me dis que notre société ne va pas si bien que cela !

      Parfois je trouve cela inquiétant, mais j’ai de nouveau de l’espoir quand je vois toutes les initiatives alternatives, de type solidaires et collaboratives, qui se mettent en place.

      Et je me dis aussi, que pour vivre complètement l’être, l’étape de l’avoir et le faire est peut-être nécessaire. C’est comme le garçon qui veut devenir homme, il doit passer par le stade de l’adolescent (avec son lot de contestations et de séparations de l’autorité), sinon il fera un homme immature.

      Intéressant comme échange !

  2. Evelyne 31 dit :

    Et si je te racontais que l’Encyclopédie Universalis de ta grand-mère trône maintenant dans la chambre d’un pur représentant de la génération Y de 22 ans, peut-être futur professeur d’histoire ? Qui, bien que connecté, l’a réclamée avec gourmandise… !

    • Là tu m’en bouches un coin Evelyne 🙂 C’est qui ? (réponds moi en privé pour le nom)

      Perso, j’ai du mal à saisir l’intérêt de consulter ce genre d’ouvrage, lourd et encombrant, alors que tout ce qu’il contient se trouve maintenant sur Internet.

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