Avez-vous basculé du côté obscur du manager ? (1/2)

Avez-vous basculé du côté obscur du manager ? (1/2)

Si vous cherchez sur Internet des informations sur comment être un bon manager ou sur l’art de manager, vous allez être servi ! De nombreux auteurs ont écrit sur le management et il existe plusieurs théories sur le sujet.

J’ai moi-même écrit un article qui rassemble les 3 qualités essentielles que tout bon manager doit posséder.

Cette profusion de connaissances démontre un réel besoin des managers d’améliorer leur posture et leur façon de se comporter dans leur fonction.

Mais que se passe-t-il quand le manager tombe du côté obscur du management ? Quelles sont les conséquences pour ses équipes et l’organisation ? Et pour lui-même ?

Voici un florilège de comportements du manager que personne ne voudrait avoir comme chef ! Et pourtant vous en avez certainement déjà rencontré dans votre carrière… Peut-être même que vous êtes ce genre de manager ? Oserez-vous lire jusqu’au bout même si cela vous concerne directement ?

Cet article sera en 2 parties, car la liste des comportements obscurs est longue !

Le sur-contrôleur

Ce type de manager a des difficultés à déléguer. Il préfère soit faire tout lui-même, soit contrôler tout ce que font les membres de son équipe. Il veut en effet que tout soit parfait, que le travail soit fait à sa manière. Puisque de toute façon la meilleure manière de réaliser une tâche, c’est la sienne !

Qui se souvient d’avoir eu un chef sur son dos plus que nécessaire ? J’imagine un certain nombre d’entre vous…

C’est désagréable pour le salarié car il est toujours dérangé. De plus il a l’impression qu’on ne lui fait pas confiance. A ce type de manager, on a envie de lui dire « Mais laisse-moi travailler tranquille ! »

Pistes de travail pour le manager :

Le soumis / le trop gentil

L’une des fonctions principales du manager, c’est de prendre des décisions. Le manager se retrouve au quotidien pris en étau entre les souhaits de son équipe, son envie individuelle et la volonté de sa hiérarchie ou du business.

Le manager trop gentil ne sait pas trancher. Il veut résoudre la quadrature du cercle en désirant satisfaire les attentes de tout le monde. Il fuit les décisions difficiles comme la peste, car il va falloir décevoir quelqu’un. Quand il s’engage dans une décision, il le fait à reculons ou en culpabilisant tellement qu’il a l’impression qu’il ne fait que subir.

On ne demande pas à un manager d’être gentil. On lui demande de prendre des décisions qui visent au fonctionnement optimal de l’équipe ou de l’entreprise.

Pistes de travail pour le manager :

  • Quel est le risque pour vous de déplaire aux autres ?
  • Qu’est-ce qui se passerait si vous étiez impopulaire ?

Le procédurier

Le manager procédurier ne peut agir sans avoir au préalable vérifié que tout soit dans les règles. Car vous comprenez, c’est important de respecter les procédures !

Or une qualité recherché par le manager, c’est le pragmatisme. Son environnement business est tellement imprévu que parfois il faut savoir faire fi des règles pour faire avancer le schmilblick.

Certes, les procédures sont importantes. Mais ce qu’il ne voit pas, c’est que les règles doivent être au service des humains, pas le contraire. Sinon le manager se rigidifie et les règles deviennent des contraintes plutôt qu’un cadre sécurisant.

Il existe en revanche certains domaines où le respect strict des règles est vital : l’aéronautique et la santé notamment.

Pistes de travail pour le manager :

  • Comment vous sentez-vous quand vous transgressez la règle ?
  • Lors d’une prochaine décision urgente et impactant à prendre, qu’est-ce qui est plus important entre suivre à la lettre la procédure et l’outrepasser ?

Le petit chef / le dictateur / le persécuteur / l’abuseur

J’ai volontairement rassemblé ces 4 profils car ils se retrouvent souvent ensemble chez le manager atteint du syndrome du « petit chef ». Vous en connaissez certainement dans votre organisation…

Ce genre de chef est redouté. C’est celui qui fait vivre les pires moments aux personnes sous son autorité. Il fait régner la terreur. C’est le spécialiste des petites phrases assassines, souvent dites en public. Pour asseoir son autorité. Pour montrer qu’il est supérieur et que c’est lui le boss. Pour humilier.

Il manipule ses collègues pour arriver à ses fins : préserver son carré de pouvoir.

Son style est la plupart du temps directif et il ne supporte pas d’être remis en cause. Sa bête noire : la génération Y car elle est allergique à ce style de management.

Pourquoi se comporte-t-il de la sorte ?

En réalité, le manager petit chef a certainement accumulé plein de frustrations quand il a lui-même été sous le joug d’un autre petit chef. Cela a pu se passer en entreprise ou en famille. A présent aux commandes, il reproduit le même schéma sur les personnes sous son autorité. De façon inconsciente la plupart de temps. Cela lui permet d’évacuer cette souffrance psychique emmagasinée à l’intérieur et de la projeter sur les autres. C’est toxique pour les autres, mais pour lui aussi.

Pistes de travail pour le manager :

  • Soyez honnête avec vous-même, pensez-vous vous comporter parfois en petit chef ?
  • Ce comportement masque un besoin de reconnaissance. Et vous avez le droit d’être reconnu ! Quelle partie de vous a le plus besoin d’être reconnu ?
  • Quel schéma répétez-vous ? Fouillez bien dans vos expériences passées, même les plus insignifiantes à vos yeux.
  • Comment pouvez-vous agir autrement ?

 

Continuez maintenant la lecture dans la seconde partie de l’article

A propos de l'Auteur

Rémi Renouleau est Créateur de Cohésion Individuelle et Collective. Coach, thérapeute en formation et entrepreneur, il accompagne les personnes à déployer leur extraordinaire potentiel et les équipes à fonctionner en juste cohésion. Contactez-le

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